Grosse dépense: j’ai changé de cellulaire.

La semaine passée, sur Facebook, je vous disais devoir changer mon cellulaire et vous demandais vos idées afin que ça ne me coûte pas un bras. Aujourd’hui, je vous offre donc un suivi là-dessus et vous présente les leçons que j’en ai tirées.

Pour reprendre l’expression de la blogueuse Save long and prosper : «je ne suis pas cheap!», mais économe et j’ai comme règle de ne jamais payer plus cher que le strict nécessaire.

Justement, quel est le minimum nécessaire pour mon cellulaire?
Je suis en télétravail et je respecte les mesures sanitaires à la lettre. Avec peu de sorties, je n’ai donc pas réellement besoin de données sur mon téléphone. Je l’utilise presque exclusivement pour les textos et très peu pour les appels. Cependant, j’ai encore de la famille et des amis à Québec, je préfère donc avoir les interurbains sans frais supplémentaires dans notre province.

L’important ici est de faire la distinction entre ses «besoins» et ses «désirs». Bien sûr que j’aimerais avoir le tout dernier iPhone avec un bon appareil photo et plein d’options que je n’utiliserai jamais. Mais, justement, je n’ai pas besoin de tout cela. Je veux simplement un téléphone qui me permet d’appeler et d’envoyer des textos. Exactement comme avec les voitures : j’adore les Audi et je rêve d’avoir une S8, mais comme je suis en télétravail et que je sors peu, je n’en ai pas besoin et le transport en commun me suffit.

Le téléphone que j’avais convenait d’ailleurs parfaitement à mes simples besoins.
C’était un Alcatel Onetouch acheté chez Warmart en 2015 pour environ 70 $. Voilà plusieurs années que je ne navigue plus sur Internet avec lui en raison de sa lenteur extrême. L’appareil photo, de piètre qualité, ne fonctionne plus du tout depuis 2 ans, mais il répondait toujours à mes besoins : il me permettait de faire des appels et des textos et c’est tout ce qui compte.

Pour le forfait, j’avais simplement un forfait prépayé chez Koodo. Textos illimités, 100 minutes d’appels par mois, et interurbains sans frais supplémentaires au Canada pour 15 $/mois. Parfait!

On fait le calcul : j’ai eu ce téléphone pendant près de 6 ans donc 70 $ + 15 $/mois * 12mois/an * 6 ans = 1150 $.
Ce qui revient à 15,97 $ par mois. Inutile de vous dire que je n’étais pas pressé de le changer.

Sauf que, depuis samedi 2 octobre, l’écran a commencé à figer sans raison apparente et il devenait difficile de le démarrer. C’est alors que je vous ai demandé votre avis pour un remplacement. Et franchement : merci pour vos réponses!

Voici un résumé des principales recommandations :
– Choisir une marque moins dispendieuse comme Xiaomi ou Motorola.
– Voir avec Fizz pour un forfait moins dispendieux et un téléphone de seconde main.
– Acheter usagé; il semblerait qu’il y a de bonnes aubaines sur Marketplace.
– Utiliser un comparateur de forfait comme celui-ci
– Acheter un téléphone reconditionné, sur ce site par exemple.

Mon premier réflexe a été le comparateur de forfait Planhub. J’avais utilisé un outil similaire pour mes assurances ce qui m’avait fait économiser un bon montant, alors j’étais curieux de voir ce que ça donnerait pour le cellulaire. J’y ai vu un autre Alcatel bas de gamme pour 100 $ et un forfait similaire au mien au même prix. Voilà qui aurait pu me convenir.

Sauf que deux imprévus sont survenus et m’ont forcé à revoir mes plans : 1) il y a eu de la maladie dans la famille de ma conjointe et celle-ci à dû se rendre à Québec, me laissant seul avec les enfants, pour quelques jours. C’est assez grave, mais par soucis pour sa vie privée, je ne donnerai aucun détail. Et, 2) mon vieux Alcatel a complètement cessé de fonctionner. Il me fallait donc un téléphone rapidement pour que l’on puisse se joindre en cas d’urgence. Alors, pas le temps d’attendre la livraison.

Le problème c’est que quand on achète dans l’urgence, on finit souvent par payer plus cher puisqu’on n’a pas le temps de magasiner autant qu’on le devrait et qu’on ne peut se permettre d’attendre les rabais. C’est l’un des nombreux pièges de la pauvreté sur lequel je souhaite éventuellement faire un billet.

Bref, samedi dernier, peu avant que ma conjointe quitte pour Québec, je pars magasiner mon téléphone. Premier arrêt : la boutique Bell — étant déjà avec eux pour Internet, j’ose espérer qu’ils pourraient me faire un bon prix en combinant les services. Le vendeur se montre compréhensif envers mes besoins et m’assure qu’il pourra me faire un bon prix. Son offre : un téléphone à 450 $ (supposément réduit à 240 $, comme s’il leur arrivait à le vendre à plein prix) que je paierais sur 2 ans avec un forfait minimaliste à 25 $. Bref : un total de 35 $ par mois sur 2 ans et je peux ensuite tomber en prépayer. Confronté au fait ce que je paie actuellement 15 $ par mois, ce vendeur a eu le front d’essayer de me faire croire que son forfait revenait moins cher puisqu’il incluait l’achat du téléphone. Je lui ai prouvé le contraire et il m’a expliqué qu’il ne vendait pas de téléphone sans forfait et qu’il n’avait rien à la carte (ce qui est faux selon le site de Bell qui semble offrir de bons appareils et forfaits dans le prépayé).

Inutile de vous dire que j’ai quitté la place, sans m’obstiner.

Mais acceptons sa rhétorique un instant en négligeant le prix d’achat du téléphone. Son forfait revenait quand même à 10 $ de plus par mois que mon forfait actuel, et ce pour 2 ans. On pourrait croire que ce n’est que 240 $ de différence. Mais non, pas exactement, car je vais investir ce 10 $ chaque mois. Et 10 $ par mois, à 9 % par année, pendant 2 ans et qu’on laisse croître pendant un total de 31 ans (jusqu’à mes 65 ans), ça représente environ 3200 $ selon cette calculatrice financière.

Et il est hors de question que je paie 3200 $ plus cher pour un téléphone!


On n’insistera jamais assez sur ces deux points :
1) l’importance de réduire ses factures récurrentes et;
2) la puissance des intérêts composés.

En quittant Bell, je me dirige chez Koodo et explique ma situation. Le vendeur me dit d’entrée de jeu qu’il n’a pas de téléphone en magasin pour le prépayé mais que je peux aller m’en acheter un autre et transférer mon forfait sans problème. En raison de l’âge du mien, la carte SIM ne sera probablement pas compatible, mais on pourra chercher une solution. Il me propose d’acheter mon cellulaire soit dans un magasin La Source tout près, ou dans un magasin de réparation qui vend également des téléphones réusinés pas très loin.

Je me rends donc au magasin de réparation qui me propose un Samsung A5 réusiné, avec une garantie d’un an, pour 120 $. Vendu! Sauf que, bien sûr, la carte SIM n’est pas compatible.

Je retourne voir le vendeur chez Koodo, qui veut s’assurer lui-même que la carte SIM n’est pas compatible et m’explique alors que, malheureusement, il devra m’en vendre une autre. J’accepte, mais avant de procéder, il veut vérifier dans son système et en discutant avec son superviseur s’il n’a pas un moyen de me l’offrir gratuitement. Finalement, c’est impossible. Il tente une autre solution qui m’échappe et me revient avec 2 options. 1) Comme la taille de la carte SIM n’est pas la même, mais que la puce est identique, il serait possible de couper ma carte pour la rendre compatible avec le nouveau téléphone ou 2) je pourrais simplement acheter la nouvelle carte SIM pour 10 $.

J’ai beau être cheap économe, mais je ne suis pas à 10 $ du bonheur. J’achète donc la nouvelle carte.

Samsung Galaxy A5 (2017) - 32GB Smartphone - Black Sky - Unlocked :  Amazon.ca: Electronics
Samsung A5
Crédit photo: https://m.media-amazon.com/images/I/51SQ1GLtMHL.AC_SX522.jpg

Je veux prendre le temps d’insister sur la qualité du service de ce représentant Koodo, qui a compris mes besoins, n’a pas essayé d’augmenter ma facture, m’a dirigé vers une boutique de téléphone réusiné et a tenté, sans que je lui demande, de m’éviter de débourser pour une nouvelle carte SIM. Franchement Bravo! Excellent service à la clientèle, c’est digne de mention.

Était-ce le meilleur achat possible? Probablement pas. Mais à quelques heures du départ de ma conjointe, je ne voulais pas courir le risque de me retrouver, seul avec les enfants, sans téléphone et incapable de la joindre, ou de joindre les urgences en cas de besoin. J’ai quand même trouvé un téléphone nettement meilleur que mon Alcatel, à un prix raisonnable, et en conservant mon forfait assez modique.

Au total, cela m’aura coûté 120 $ pour le téléphone et 10 $ pour la carte SIM — donc un total d’environ 150 $ en incluant les taxes.

Je rappelle que Bell me proposait une offre 35 $ par mois pendant 2 ans, donc 840 $. Là, je paie 120 $ initialement et 15 $ par mois, pour un total de 480 $ après 2 ans. C’est donc une différence de 360 $ qui se retrouvera dans mon CELI et pourra croître à l’abri de l’impôt.

En chemin, j’ai également amené les enfants jouer au parc et manger une chocolatine dans un café, alors on peut ajouter un autre 10 $. Ce fut un avant midi très agréable.

En conclusion, je rappelle les grandes lignes à retenir :

– Évitez d’attendre qu’un achat devienne urgent avant de le planifier : vous risquez de payer plus cher.
– Prenez le temps d’identifier clairement vos besoins afin de ne pas payer pour des extras inutiles.
– Il y a d’excellentes ressources en lignes pour comparer les prix, et ce dans plusieurs domaines (assurance, téléphones, etc.)
– Diminuer ses factures récurrentes, ne serait-ce que de quelques dollars par mois, fait une énorme différence à long terme.
– Si vos besoins de téléphonie ne sont pas très importants, les téléphones prépayés reviennent généralement nettement moins chers que ceux à contrat.

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