Les heures supplémentaires

Voici un sujet polarisant!

À ma connaissance, il existe 2 types d’employés à mon travail, ceux qui adorent le temps supplémentaire et qui n’en ont jamais assez et ceux qui le détestent et refusent catégoriquement d’en faire. Bien sûr, il y a quelques modérés, mais ils sont trop peu nombreux.

Et, j’imagine que vous vous en doutez, je fais partie de la première catégorie. Si l’employeur ouvre les heures supplémentaires, je saute sur l’occasion et fais tout ce que je peux.

Cependant, je veux apporter ici une vision plus nuancée, démontrant comment, sans tomber dans l’extrême, il est incroyablement avantageux de ne faire qu’un petit effort, sans se brûler.

Mais avant cela, je vais vous faire un petit topo de mon histoire avec les heures supplémentaires afin d’exposer comment ma pensée à évoluée.

Ma relation avec les heures supplémentaires

Depuis que je travaille comme fonctionnaire, j’ai pris l’habitude de faire du temps supplémentaire de façon modérée à chaque fois que j’ai l’occasion.

Une petite heure par jour, ou un samedi à l’occasion, c’est ce qui nous a permis de mettre une bonne mise de fonds sur le condo et de préparer l’arrivée des enfants.

Les choses ont cependant pris une autre tournure au début 2020 lorsque mon employeur a ouvert le temps supplémentaire illimité. J’ai alors travaillé 7 jours sur 7 pendant environ 2 mois. Entre janvier et avril, j’avais gagné un peu plus de 20 000 $ en heures supplémentaires. Par contre, je dois préciser que ma fille me reprochait de ne pas être assez à la maison et j’étais également très épuisé suite à toutes ces heures.

Ensuite, la pandémie est venue changer nos méthodes de travail et le temps supplémentaire est entièrement disparu pour le reste de l’année.

Situation actuelle
En janvier 2021, j’ai accepté une promotion intérimaire pour un poste que je convoitais depuis longtemps.

Cependant, bien que ce poste propose 5 000 $ de plus par année, il n’offre pratiquement aucune opportunité de temps supplémentaire de sorte que, toute chose considérée, je me retrouve avec moins d’argent dans les poches depuis cette promotion.

Maintenant que la crise sanitaire tire à sa fin, et que l’économie débute sa relance, les choses sont revenues à la normale à mon poste d’attache et le département reçoit énormément de demandes. L’employeur a donc rouvert le temps supplémentaire du lundi au samedi pour un maximum de 20 heures par semaine.

Les besoins sont tel qu’il m’est même autorisé exceptionnellement de travailler à mon poste d’attache, plutôt qu’à mon poste intérimaire, pour les heures supplémentaires; mais je suis payé selon mon nouveau salaire!

Inutile de vous dire que je saute sur l’occasion!

Exemple de calcul
Mon salaire annuel est de 70 622 $. Ce qui revient à environ 36,21 $/heure.
En raison de mon type d’horaire — qui permet une meilleure conciliation travail-famille — mon employeur m’offre 1,75 fois mon taux plutôt que le 1,5 habituel afin de m’inciter à accepter le temps supplémentaire. Cela me donne environ 63,36 $ par heure supplémentaire effectuée.

Retirons environ 45 % pour l’impôt marginal et les diverses cotisations, et il me reste tout de même 35 $/heures net!

Si j’arrive à faire le maximum autorisé de 20 h par semaine, cela revient 700 $ net par semaine. Intéressant non?

C’est ce que j’ai fait au cours des 2 dernières semaines.

Avec les enfants, je ne pense pas être en mesure de faire le maximum de 20 h encore longtemps. Mais, considérant que c’est une opportunité temporaire et exceptionnelle, je vais donner mon 100 % et accepter toutes les heures que je suis en mesure de faire.

Une vision modérée — prendre sa retraite, seulement grâce aux «heures supp.»

Mais il n’est pas nécessaire d’en faire sans compter pour que ce soit payant.

Imaginons une personne moyenne, avec un salaire de 40 000 $ par an.
Selon la règle du 4 %, elle a besoin d’un million de dollars pour sa retraite si elle veut garder exactement le même rythme de vie (40 000 $/0,04 ou 40 000 * 25).

Supposons, comme à notre habitude, un rendement annualisé de 9 % (moyenne historique du SP 500 et du TSX 60), que nous ajusterons à 7 % pour tenir compte de l’inflation. Si cette personne à un horizon de placement de 40 ans (de 25 à 65 ans). Elle devrait alors investir 93 $/semaines.


Si elle travaille 35 h par semaine, son salaire horaire serait de 21,98 $/h.

Avec une bonification normale de 1,5 fois son taux en heures supplémentaires, il grimperait à 32,97 $. Comme son taux d’impôt marginal sera de 32,53 %, il devrait lui rester 22,24 $/heure.

Vous voyez où je veux en venir. Avec un maigre 4 h 15 de temps supplémentaire par semaine semaine, on peut financer entièrement sa retraite sans toucher à son salaire de base.

Ce n’est même pas une heure par jour!

En conclusion
Comme je le disais au début du billet, les gens sont souvent très polarisés à propos des heures supplémentaires. En règle générale, soit ils détestent cela et les refusent systématiquement, soit ils l’adorent et en font sans compter, brûlant la chandelle par les 2 bouts.

Ce que j’espère avoir démontré ici est qu’une approche plus modérée.

En se contentant d’une heure de temps en temps et en prenant soin de l’investir, on peut faire une énorme différence sur le long terme.

Et pour ceux en télétravail, une heure par jour est le temps que vous économisez sur vos déplacements — vous conservez donc la même quantité de temps libre qu’avant la pandémie, mais en augmentant considérablement vos revenus.

3 commentaires sur « Les heures supplémentaires »

  1. J’en profite également de mon côté. Comment refuser un quart de fin de semaine (souvent entre 12 à 16h travaillées) qui est à temps double? Tant qu’à perdre sa journée aussi bien en faire le plus possible.

    De mon côté un 16h à temps double me donne 1000$ net. Je serais fou de refuser.
    Mais! Travailler un samedi de juillet de gros soleil… beaucoup plus dur de dire oui! À ce temps-ci de l’année, amener en du temps supplémentaire, c’est le temps!

    Aimé par 1 personne

  2. Je suis également pour le temps supplémentaires lorsque accompli à bon escient et sans se brûler. Je travaille pour une agence de placement en milieu hospitalier et plusieurs demandes de temps supplémentaires me sont envoyées régulièrement. C’est très avantageux considérant que je fais un très bon salaire horaire et que mon temps supplémentaires est payé à 1.5 X.

    Je n’accepte toutefois que le temps supplémentaires en automne et en hiver en raison de la température plutôt morose. Je profite de cette entrée d’argent supplémentaire au printemps et en été 🙂

    Aimé par 1 personne

  3. Pour moi, c’est un gros non. Je préfère avoir congé versus faire des heures supplémentaires. Je fais déjà des quarts de 12h afin de me libérer des journées de congé en semaine et ça me convient plus que du TS!

    J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :