Notre histoire

Un petit survol des événements qui nous ont amenés vers le mouvement FIRE

2015 : Les modestes débuts
Je termine mes études universitaires, en philosophie et enseignement collégial. Comme je demeurais chez mes parents et que j’ai travaillé tout au long de mes études, je n’ai alors aucune dette ce qui fut une grande aide. Suite à un appel de ma banque, qui trouvait que j’avais trop d’argent dormant dans mon compte, je fais mes premiers pas en investissement en prenant un CELI trop conservateur dans lequel je ne place que 25 $ par paie. Ce fut mon début modeste en tant qu’investisseur, avec le recul, je sais maintenant que j’aurais pu faire mieux. Je ne m’intéressais pas réellement à mes finances à l’époque et n’ai donc aucune idée de notre valeur, mais ça ne devait pas être grand-chose.

2016 : Les grands changements
J’ai la chance de trouver un emploi en développement pédagogique dans un musée. Ceci me permet de quitter la demeure familiale et je déménage en région. 30 000 $ par an, dans une région magnifique pour un emploi que j’aime beaucoup, je ne pouvais pas me plaindre, mais j’espérais quand même mieux. En septembre 2016, je reçois une proposition d’embauche pour le gouvernement fédéral. Pour un salaire annuel d’environ 50 000 $, mais dans la région de Montréal. Je loue donc une chambre miteuse le temps de faire ma formation, ma conjointe prend le temps de trouver un emploi à Montréal et vient me rejoindre et nous trouvons un autre appartement. Après 4 adresses et 3 emplois différents, on peut dire que 2016 fut mouvementé, mais nous avons nettement amélioré notre situation. À la fin de cette année, nous avons une valeur nette d’environ 37 000 $.

2017 : Une belle année.
Une autre grosse année. J’ai une promotion et ma conjointe tombe enceinte. Nous achetons donc un condo dont nous prendrons possession en juin 2018. On a des économies, un emploi stable et de bons revenus : tout semble bien aller. Je fais également beaucoup d’heures supplémentaires pour assurer notre mise de fonds sur le condo et garnir notre fond d’urgence. Notre fille naît le 31 décembre et l’année s’achève en beauté. Notre valeur nette grimpe à 62 000 $, soit une augmentation de 25 000 $.

2018 : Le déclencheur.
Cette année-là fut difficile! Nous commençons l’année sur le régime particulier du RQAP, je ne prends alors que 3 semaines de congé avant de retourner au travail, car je voulais, entre autres, limiter les risques que le système de paie Phénix me cause une importante dette envers mon employeur comme c’est arrivé à plusieurs collègues. Surprise! À mon retour au travail, c’est l’inverse qui se produit : le système ne semble pas comprendre que je suis de retour et il bloque mes paies pendant un peu plus de 3 mois. De janvier à avril, nous ne recevons donc qu’une fraction du plus faible de nos deux salaires. Afin de payer notre loyer et de subvenir à nos besoins, nous avons dû vider notre fonds d’urgence et avons même failli piger dans l’argent mis de côté pour la mise de fonds du condo. Ce fut des semaines incroyablement difficiles et l’on craignait de ne pas pouvoir faire le paiement chez le notaire au début mai. Finalement, grâce à l’aide de mon chef d’équipe, de mon gestionnaire et du syndicat, la situation s’est réglée juste avant le passage chez le notaire. Nous avons pu prendre possession de notre condo comme prévu. Quelques mois plus tard, nous apprenions qu’un deuxième enfant s’ajouterait à notre famille. Cette année fut très formatrice, j’ai appris à la dure que ma sécurité d’emploi ne me protégeait pas complètement contre les imprévus et qu’un simple problème dans le système de paie pouvait nous mettre dans la misère. On a donc commencé à faire un véritable budget et à investir davantage — j’ai changé mon CELI ouvert en 2015 pour un plus performant. Notre valeur nette s’appréciait alors à 97 000 $ (+35 000).

2019 : Le commencement
Après la naissance de mon garçon en mai, le système de paie Phénix me cause d’autres problèmes (paies en retard, heures supplémentaires impayées et augmentation de salaire non appliquée). Je réalise que je ne veux plus dépendre d’un employeur pour ma sécurité financière et je commence à investir agressivement dans des fonds communs (ou fonds mutuels). Je commence à étudier sérieusement les finances personnelles (livres, blogues, etc.), et compare les divers fonds offerts par ma banque sur Morningstar.ca, j’ouvre un REÉÉ pour les enfants et j’investis de plus en plus agressivement. C’est là que j’entends parler pour la première fois du mouvement FIRE, mais sans véritablement l’étudier. J’aime mon emploi et, avec 2 jeunes enfants, l’idée d’une retraite précoce nous semble impossible. Ma conjointe, en raison de 2 grossesses consécutives, ne travaillera presque pas de l’année (2 ou 3 mois seulement), elle sera surtout en retrait préventif et en congé de maternité; je compense la perte de revenu en faisant toutes les heures supplémentaires possibles. Valeur nette : 115 000 $ (+18 000 $) — notons cependant que mes problèmes de paie ne sont pas tous réglés et que j’attends des versements rétroactifs assez importants.

2020 : la Crise sanitaire et la percée
Quelle année particulière! En janvier, avant la fin de son congé de maternité, ma conjointe décide de retourner au travail, mais en changeant de domaine. Cela diminuera légèrement son salaire, mais lui permet de passer plus de temps avec les enfants et d’économiser sur les frais de déplacement. De mon côté, je poursuis mes luttes avec le système de paie et, avec l’aide de la gestion et de mon syndicat, tous les problèmes se règlent un à un en quelques mois. Et survient la crise sanitaire! J’ai un emploi essentiel, donc mes revenus ne sont pas affectés. Ma conjointe sera quelques semaines sur la prestation canadienne d’urgence (PCU) — mais moins longtemps que si elle avait gardé son emploi précédent. Les taux hypothécaires chutent, la garderie ferme quelque temps (une grosse dépense de moins!) et on limite nos sorties, donc on dépense moins. De plus, de nouvelles allocations sont données aux familles, ce qui augmente nos revenus. Et la chute des marchés financiers arrive en même temps que les rétroactions pour mes problèmes de paie. J’ouvre donc un compte de courtage direct et décide de m’essayer à la bourse. En continuant à étudier les finances et en voyant mes avoirs croître, je réalise que je peux viser l’indépendance financière et la retraite précoce. Valeur nette : 181 000 $ (+66 000)

Voilà, c’était un petit résumé de notre parcours. Nous sommes une famille normale — fonctionnaire et secrétaire — dans la classe moyenne avec 2 jeunes enfants. Et, en quelques années, en adoptant un mode de vie plus frugal, nous avons réussi à améliorer nettement notre santé financière et nous pouvons envisager de prendre notre retraite bien avant la soixantaine.

Ce blogue est ma résolution pour le Nouvel An 2021 — je veux partager mon parcours pour aider d’autres familles à prendre leurs finances en main.





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